J'aime pas tout prévoir à l'avance, je suis comme ça. Tant que je pourrai me le permettre je vivrai au jour le jour, sans me demander ce que je vais faire le lendemain. Je trouve que prévoir les choses c'est un truc de vieux, c'est un truc pour ceux qui ont des responsabilités.
Le jour de mes 19 ans je me sentais déjà pas super bien, je n'ose même pas imaginer ce que ce sera à mon 20e anniversaire. 20 ans c'est l'âge ou tu deviens adulte, "c'est quand ton âge n'est plus dans les dizaines", comme dirait Sarah. Je veux pas rentrer dans le club des vieux!
Quand je suis arrivée à Stras, j'ai enfin acquis la liberté de me lever, de manger, de sortir quand je voulais sans rendre de comptes à personne, et ça me plaît. C'est pour ça que maintenant, quand j'y arrive, je fais ce que je veux, quand je veux (avec mes cheveux...).
Jusqu'à il y a environs 2h, je ne savais même pas ce que je ferrai à nouvel an, alors que d'autres en parle depuis des mois, et moi ça me stress. On dirait que temps passe plus vite quand on parle des choses à l'avance.
J'aime pas les impératifs de temps, j'aime pas me sentir enfermée... J'ai pas encore 20 ans, et j'suis en fac, je suis pas vieille, je peux faire ce que je veux, quand je veux, et j'aime bien les imprévus, parce-qu'ils changent pas encore grand chose à mon emploi du temps.
J'aime pas me sentir enfermée dans une routine, parce-qu'on dirait que j'ai déjà 40 ans, que je suis déjà mariée parce-que le repas doit être sur la table à 12h35, que j'ai déjà des gosses parce-qu'ils sont malades et je dois être là pour eux avant midi au cas, où ils auraient faim ou encore de la fièvre... (comprenne qui voudra...)
Je NE suis PAS comme ça, et si un jour tout ça m'arrive je ne sais pas si je le supporterai. Je NE suis PAS faite pour ça. Je ne sais pas si je pourrai abandonner ma liberté une nouvelle fois, et je ne suis pas sûre de pouvoir l'abandonner au profit de quelqu'un. Je ne crois pas pouvoir changer pour quelqu'un, du moins, je ne crois pas être capable d'aimer à ce point...
Toute ma vie je n'ai pensé qu'à moi, et j'ai du mal à m'habituer à l'idée de penser à quelqu'un d'autre. Ce n'est pas parce-que je ne suis pas amoureuse de LUI. C'est juste que j'en ai pas l'habitude, ou que je ne sais carrément pas faire ça.
C'est quand même le premier qui à réussi à me faire fermer ma grande gueule, le premier qui m'a fait découvrir que des fois, je sais laisser couler, le premier qui m'a rendu cul-cul, le premier qui m'a fait "perdre mes couilles", comme dirait Sarah.
Le premier qui m'a fait me poser des questions sur ma façon de penser, ma façon de parler, ma façon d'être.
Le premier qui essaye (et qui parvient?) à supprimer des traits de mon caractère, qui faisaient pourtant tout mon charme.
Je suis une chieuse, jamais contente, qui a de l'ambition, qui aime l'argent, qui ne pense qu'à elle, qui ne sais pas faire la cuisine et encore moins le ménage. Quelqu'un qui n'a aucune patience, et qui "s'enflamme" très vite. Quelqu'un de froid (surtout au téléphone), qui s'en fou de pratiquement tout, et qui est même assez manipulateur selon certains... OUI, à tout ça: OUI! Au moins, j'ai l'honnêteté de le reconnaître (et tout le monde n'arrive pas à faire une liste de ces défauts comme ça (h)).
Je sais que cet article fais un peu enfant gâtée avec mes "je fais ce que je veux, je suis comme ça!", mais c'est encore quelque chose que je dois changer peut-être?!
Et alors?! Je m'en fou! Et si quelqu'un s'en fou pas, et ben tant pis...
Non, N O N, c'est pas la peine...
Sale petite graine,
moi j'ai la haine!
Lâches moi tu veux,
je m'amuse un peu.
C'est quoi l'avenir?!
Y'a rien à dire.
C'est ennuyeux,
mais je fais ce que je peux. (*()*)


